mardi 15 août 2017

Police - Hugo Boris

Nouvelle lecture de la rentrée littéraire 2016, et sans doute dernière, avec ce titre dont on a beaucoup parlé sur les blogs. C'est notamment le billet de Yves qui m'a donné envie de le lire : bon, j'ai attendu près d'un an après la parution de sa critique, mais j'ai quand même fini par le sortir de ma PAL. Et autant le dire tout de suite, je n'ai pas été autant séduite que Yves par cette lecture. A ce que j'ai pu lire chez les uns et les autres, les avis sont globalement positifs. Pour ma part, sans avoir détesté, je n'ai pas été subjuguée non plus : peut-être en attendais-je trop ? J'ai notamment trouvé les caractères et les situations peu réalistes et le récit un peu fade. Tant pis.

Police de Hugo Boris.
Éditions Grasset, 24 août 2016, 185 pages.


Présentation de l'éditeur :

Ils sont gardiens de la paix. Des flics en tenue, ceux que l’on croise tous les jours et dont on ne parle jamais, hommes et femmes invisibles sous l’uniforme.

Un soir d’été caniculaire, Virginie, Érik et Aristide font équipe pour une mission inhabituelle : reconduire un étranger à la frontière. Mais Virginie, en pleine tempête personnelle, comprend que ce retour au pays est synonyme de mort. Au côté de leur passager tétanisé, toutes les certitudes explosent. Jusqu’à la confrontation finale, sur les pistes de Roissy-Charles-de-Gaulle, où ces quatre vies s’apprêtent à basculer.

En quelques heures d’un huis clos tendu à l’extrême se déploie le suspense des plus grandes tragédies. Comment être soi, chaque jour, à chaque instant, dans le monde tel qu’il va ?


Ma lecture :

Je m'attendais à une lecture dense, tendue, presque oppressante, sur un sujet d'actualité très certainement difficile à aborder. Je pensais plonger dans un polar noir, avec une sensibilité sociale enrichissante...

Mais je n'ai rien trouvé de tout cela. Le récit n'est pas désagréable en soit, il se lit vite (ce qui signifie juste que l'on ne s'ennuie pas). Mais la relation entre Virginie et Aristide ne m'a pas intéressée, elle ne m'a pas convaincue non plus. J'ai eu le sentiment de rester à l'extérieur de leur relation, Virginie m'a parue froide, malgré le fait qu'elle vit une véritable tempête, enceinte d'Aristide alors qu'elle sort à peine de congé parental. Je ne suis pas parvenue à ressentir une quelconque empathie pour aucun des personnages, pas plus pour le passager sous le coup d'une "reconduite à la frontière" selon les termes habituels.

C'est aussi ce qui m'a ennuyée : j'aurais aimé en savoir plus sur cet homme. Le fait que l'histoire soit racontée du point de vue exclusif des trois policiers nous laisse spectateur des réactions de cet Asomidin Tohirov. Jamais l'auteur ne nous invite à partager ses pensées et tourments. Les réactions des trois policiers qui envisagent tous de franchir les limites, bousculés dans leurs certitudes et prêts à transgresser les règles, la loi, m'ont laissée circonspecte. Je ne suis pas parvenue à comprendre ce qui pouvait réellement les pousser à prendre de tels risques : la lassitude, un quotidien bousculé, la volonté de se montrer humain, fort... Pas sûre que cela soit suffisant.

En conclusion, on ne devrait peut-être pas systématiquement lire la quatrième de couverture (ce que je fais toujours). Les termes "tempête personnelle", "passager tétanisé", "certitudes explosent", "quatre vies s'apprêtent à basculer", "huis clos tendu à l'extrême", "suspense des plus grandes tragédies"... vont bien au-delà de ce que j'ai trouvé dans ce livre. Dommage de l'avoir vendu ainsi, je l'aurai peut-être mieux apprécié si la promotion avait été un peu moins flamboyante.

Néanmoins, comme je vous l'ai déjà dit, la plupart des critiques sont très élogieuses. Je vous invite à aller lire, outre celle de Yves citée plus haut, celles de Argali,  Manou, Anne, Charlitdeslivres, Alex pour qui ce livre est un coup de cœur, Léa... et beaucoup d'autres.


14ème titre

2 commentaires:

  1. Tu as raison de prendre cette bonne résolution : ne jamais lire la 4e de couverture.

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  2. Quel dommage que tu n'aies pas réussi à aimer, moi j'ai aimé cette tranche de vie, même si on n'en apprend pas plus sur les personnages, c'est juste un moment de leur vie

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