mercredi 25 avril 2018

Les contes de la ruelle - Nie Jun

Cet album m'a tapé dans l'œil sur la table des nouvelles acquisitions de la bibliothèque. J'aime ces dessins pleins de douceur et de poésie, ces couleurs fraîches et printanières. Je suis sensible à ce talent tout asiatique de la représentation d'une nature envoûtante, comme on peut la retrouver chez Taniguchi. On y retrouve la sensibilité des estampes asiatiques, que l'on peut voir sur les éventails ou les paravents. Quant aux quatre histoires qui composent cet album, elles sont, elles aussi, remplies de poésie et de douceur.
Un très bel album pour célébrer le printemps qui pointe enfin son nez.

Les contes de la ruelle de Nie Jun.
Éditions Gallimard BD, mars 2016, 128 pages.


Présentation de l'éditeur :

Dans un vieux quartier de Pékin, Yu'er et son pépé vivent leur quotidien à la manière d'un conte de fées.


Ma lecture :



Comment ne pas être séduit par ce dessin où l'aquarelle donne une merveilleuse impression de paix ? Je plonge dans ce tableau sans parvenir à en détacher le regard. Mes yeux passent d'une tâche de couleur à l'autre, s'imprégnant de la douceur et de la poésie qui se dégagent. Je ne me lasse pas de détailler ces dessins qui dégagent une extrême sensibilité et une sensation de lenteur, apaisante. C'est qu'il faut du temps pour lire cet album, pour bien en voir toutes les subtilités et se laisser transporter.


Les récits sont aussi tendres que les couleurs choisies par l'auteur.

La petite Yu'er (enfant poisson) est handicapée et ses rêves sont parfois brisés par des gens qui se chargent de lui rappeler son handicap. Mais Yu'er a la chance d'être entourée par des personnes aimantes et attentionnées, au premier rang desquelles se trouve son grand-père, Doubao. Celui-ci s'attache à illuminer la vie de sa petite-fille, en distillant un peu de magie et beaucoup de poésie à chaque coin du quartier.

Ce duo est attendrissant et tellement lumineux. Car, quels que soient les moments de leur vie, ils n'en retiennent que des instants suspendus, plein de douceur.






"Dans cette vieille ruelle, tous les bambins, qu'ils soient jeunes ou vieux, ont leur propre rêve."



Découvrez les avis de Jérôme, Noukette, et d'Estellecalim.








dimanche 22 avril 2018

Thérapie - Sébastian Fitzek

Bien lancée sur le chemin de l'objectif PAL, je poursuis en avril avec un thriller qui trône lui aussi depuis un bon bout de temps dans ma bibliothèque. Pour mémoire, je me suis fixée au début de l'année comme première (et unique) résolution, celle de lire chaque mois au moins un titre de ma PAL. Mon petit calendrier est présenté dans le billet Résolution 2018 - réduction de PAL. J'y ai ajouté quelques lectures communes, et avec ce Thérapie, j'atteins ma 7ème lecture toute droit issue de ma PAL. Et comme je me suis aussi lancée le défit de retourner à la bibliothèque pour moi (et pas seulement pour ma fille...), j'arrive à contenir l'inflation ! Depuis le début de l'année, seuls 7 livres sont venus alourdir mes étagères. Et alors, me direz-vous, ce thriller ?

Thérapie de Sébastian Fitzek.
Éditions l'Archipel, novembre 2008, 277 pages.

mercredi 18 avril 2018

Le bleu des abeilles - Laura Alcoba

Après les Rêves oubliés de Léonor de Récondo, voici ma seconde lecture sur le thème de l'exil. Après les souvenirs d'une famille fuyant l'Espagne de Franco en 1936 vers le pays basque, nous suivons le parcours d'une fillette qui quitte l'Argentine au début des années 1980 pour rejoindre sa mère arrivée en France quelques années auparavant. Depuis 1976, l'Argentine est dirigée par la junte militaire du Général Videla qui multiplie les disparitions, les détentions arbitraires et la torture contre les opposants politiques, leurs familles, les amis, les voisins... dans les 500 centres clandestins de détention. C'est là qu'est détenu le père de la narratrice quand elle quitte l'Argentine. Elle partage avec nous la découverte de son nouveau pays, de sa nouvelle langue... de sa nouvelle vie.

Le bleu des abeilles de Laura Alcoba.
Éditions Gallimard, Août 2013, 128 pages.

samedi 14 avril 2018

Rêves oubliés - Léonor de Récondo

Voici ma première lecture pour le prochain Comité de lecteurs sur le thème de l'exil. Et quel choix ! Prévoyez 2 heures d'immersion dans cette lecture qui vous transportera au cœur d'une famille espagnole chassée par la dictature en 1936 et exilée au pays basque en pleine seconde guerre mondiale. C'est Ama qui nous raconte l'histoire de cette famille unie et soudée au cœur de la tourmente européenne. Elle partage avec son lecteur la douleur de l'exil, l'espoir d'un retour, puis la désillusion, l'absence... et l'amour qui donne à cette famille la force de continuer. Un magnifique texte.

Rêves oubliés de Léonor de Récondo.
Éditions Sabine Wespieser, Janvier 2012, 176 pages.

mercredi 11 avril 2018

Taqawan - Eric Plamondon

J'avais lu quelques critiques plutôt élogieuses de ce nouveau roman d'Eric Plamandon. J'ai hésité à l'acheter pour l'anniversaire de ma maman, la quatrième de couverture annonçant un récit qui devait lui plaire. Finalement, je l'avais laissé dans le rayon, craignant qu'elle l'ai déjà. Mais quand j'ai vu que Lise&Moi recevaient l'auteur cette semaine, je me le suis offert. Les libraires ont le don de vous faire découvrir de beaux récits, et des auteurs sympathiques. La dernière fois que j'ai assisté à une rencontre littéraire chez elles, c'était avec Colin Niel et la Guyane. Cette fois-ci, ce sera direction le Québec et la réserve de Ristigouche. Une nouvelle occasion de découvrir d'autres univers et des pages peu glorieuses de l'histoire de l'Homme blanc.

Taqawan de Eric Plamandon.
Éditions Quidam, janvier 2018, 196 pages.

dimanche 8 avril 2018

Comité de lecteurs - L'exil

La bibliothèque que je fréquente régulièrement anime un Comité de lecteurs auquel j'essaie de participer, plus ou moins (question horaires). Mais je guette toujours avec intérêt la liste de lecture proposée.
Cette fois-ci, le thème retenu est celui de l'exil. A travers 6 pays d'origine et 6 histoires totalement différents, qui puisent dans l'histoire ou dans l'actualité, les bibliothécaires proposent 6 textes qui portent la marque de l'exil.
La date du Comité de lecture étant fixée au 22 mai, je vais essayer de lire d'ici là, le plus de titres possible parmi les 6 proposés. Si cela vous tente, je vous invite à vous joindre à moi pour découvrir tout ou partie de cette sélection. Je vous propose de partager vos billets d'ici au 31 mai.

mercredi 4 avril 2018

Le club des cinq en vacances - Enid Blyton

Quel point commun entre les séries Le club des cinq, Le clan des sept et Oui-Oui ? Outre qu'ils nous ramènent tous en enfance et qu'ils ont fait le bonheur de La bibliothèque rose, ces livres sont tous l'œuvre de la même romancière, Enid Blyton. Ses livres figurent parmi les meilleures ventes mondiales depuis les années 1930, avec plus de six cents millions d'exemplaires écoulés. Née le 11 août 1897 à Londres et morte le 28 novembre 1968 à Hampstead (Londres), Mme Blyton aura marqué de nombreuses générations. Pour ma part, je ne connaissais pas son nom, et n'avais lu d'elle que quelques livres de la série Oui-Oui. C'est aujourd'hui, avec ma fille (7 ans), que je découvre le fameux Club des Cinq.

Le club des cinq en vacances de Enid Blyton.
Éditions La bibliothèque rose, parution avril 2006, 224 pages.

dimanche 1 avril 2018

Douces déroutes - Yanick Lahens

Pour le choix de cette lecture, j'ai fait confiance, une fois n'est pas coutume, à la maison d'édition. Je garde une bonne impression de mes dernières lectures chez Sabine Wespieser. A bien y regarder, elles ne furent pourtant pas nombreuses. Elles n'ont pas non plus été des coups de cœur, mais je garde notamment un excellent souvenir de L'odeur du minotaure, premier roman de Marion Richez paru en 2014. Dans Douces déroutes, paru en janvier, Yanick Lahens nous transporte en Haïti, au cœur du Chaudron à Port au Prince, où chacun cherche à tracer sa route, entre les violences, la misère, la poésie et l'espoir également. Chacun des personnages donne à voir une facette du pays qui apparaît alors bien complexe.

Douces déroutes de Yanick Lahens.
Éditions Sabine Wespieser, janvier 2018, 164 pages.

dimanche 25 mars 2018

En attendant Bojangles - Olivier Bourdeaut

Voici ma nouvelle sortie de PAL, et une lecture lumineuse, qui vous emporte dès les premières lignes. Après mes deux dernières lectures, L'obscure clarté de l'air, de David Vann et La méprise de Vladimir Nabokov, j'avais bien besoin de cette fraîcheur, de retrouver un peu de fluidité. Ce récit est virevoltant, décalé, chaleureux et terriblement humain. Nous rencontrons une famille gentiment foldingue qui navigue entre la France et son château en Espagne. C'est autour de la mère que tourne l'univers de cette petite cellule familiale composée du père, de leur fils et d'un drôle d'oiseau, Mademoiselle Superfétatoire. Un beau récit, plein d'amour et de tendresse, très poignant.

En attendant Bojangles de Olivier Bourdeaut.
Éditions Finitude, 07 janvier 2016, 160 pages.

samedi 10 mars 2018

La méprise - Vladimir Nabokov

Ouf ! 5ème sortie de PAL, et deuxième lecture commune avec Lire & Merveilles. Mais douloureuse lecture. J'espère que la prochaine sera moins ardue. Après L'obscure clarté de l'air, de David Vann, La méprise de Nabokov n'est pas non plus une lecture qui se laisse apprivoiser facilement. Comme pour le David Vann, j'ai mille fois été tentée de refermer le livre au cours des premières pages. Au cours du premier tiers en fait... Et ça fait bien long. L'auteur, ou plutôt le narrateur, se perd en digressions et considérations diverses qui m'ont prodigieusement lassée. Après 4-5 pages, le livre me tombait des mains, rendant la lecture encore plus longue et ennuyeuse. Mais, lecture commune oblige, je m'y suis accrochée pour finir par goûter vraiment mon plaisir.

La méprise de Vladimir Nabokov.
Éditions Gallimard, 03 octobre 1991, 256 pages.

mardi 20 février 2018

L'obscure clarté de l'air - David Vann

Voici ma 4ème lecture tirée de ma PAL pour cette année 2018. Il s'agit d'un choix partagé avec Maryline de Lire & Merveilles. Nous avons eu un peu de mal à nous tenir à nos échéances, et moi d'abord. Premièrement parce que je n'étais pas partie sur le bon livre... et ensuite et surtout, parce que j'ai eu terriblement de mal à me plonger dans ma lecture. Qu'est-ce que j'ai souffert avec le style de l'auteur ! Je n'étais pas vraiment dedans et son écriture aurait pu me faire abandonner 100 fois. Mais comme c'était une lecture commune, je me suis accrochée. Comme j'étais en retard... j'ai englouti les pages. Et grand bien m'en a pris !!! Une fois le style adopté, on se laisse transporter au cœur de cette tragédie grecque particulièrement cruelle.
L'obscure clarté de l'air de David Vann.
Éditions Gallmeister, 05 octobre 2017, 272 pages.